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Californie? | ||
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Un texte de notre David "Rastacouère" Lévesque Gendron
Un voyage récent nous menait en Oregon et en Californie où, en nous forçant un peu, beaucoup, passionnément, nous avons réussi à retracer quelques brasseries et bars à bières, question de ne pas trop nous dépayser. Je vous propose donc de comparer chacune des villes majeures (San Diego, Los Angeles, San Francisco, Portland) à Montréal et de compléter avec quelques coups de coeur moins urbains. Notez que même si vous aurez peut-être déjà noté que les Américains sont parfois un peu chauvins, trois des villes ci-dessus reviennent constamment dans la discussion lorsqu’il y a débat international sur l’identité de la capitale mondiale de la bière. SAN DIEGO D’aucuns la décrivent comme La Mecque du houblon, le berceau de la double IPA. Hameau des Alesmith, Stone, |
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Alpine, Ballast Point, Pizza Port/Lost Abbey, elle fait réveiller le chien de Pavlov chez l’amateur. Une fois sur place, San Diego ne détonne pas par son charme. Sa proximité du Mexique (une vingtaine de kilomètres) justifie une inspiration mexicaine présente tant dans la nourriture que dans l’architecture. Néanmoins, l’impression générale est qu’hormis un zoo remarquable au sein du splendide Balboa Park, San Diego ne vaudrait pas le détour si ce n’était de ses brassins. Encore là, il faut nuancer. Stone et les Pizza Port sont à 30-90 minutes de voiture, Ballast Point n’ouvre presque jamais. Lost Abbey et Alesmith n’ont pas de pub à proprement parler. La chaîne Oggi’s a perdu une quantité phénoménale de plumes. Quelques brewpubs de classe moyenne peuvent vous retenir une heure ou deux respectivement, mais viendriez-vous à Montréal pour le Réservoir? Pour le Brutopia? Pour le HELM? Tant qu’à ça, mieux vaut habiter Chambly ou même Sorel. Hmm… Peut-être pas Sorel. Bref, les brasseries intéressantes sont finalement bien éloignées de San Diego. Même Alesmith est -Page 1- |
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perdue en banlieue. Il faut une voiture pour explorer les brewpubs, ce qui est un concept abominablement vil pour un voyageur assoiffé. Néanmoins, les Pizza Port méritent leur réputation avec leurs merveilleuses IPA. Il en va de même pour la nouvelle brasserie de Stone, dans un parc industriel en banlieue de la déjà très banlieusarde Escondido. Un établissement de grande classe où les prix relativement élevés des repas sont tout à fait justifiés. J’y ai dégusté un yakisoba délectable, épicé à souhait. Et avec le phénoménal Dr. Bill qui est maintenant à la barre des achats, la liste de bières détonne. Oui oui, Stone n’offre pas seulement une douzaine de ses propres bières, une vingtaine d’invitées de marque figurent aussi à la carte. Ils ont aussi un menu en ligne pour les masochistes. San Diego regagne des morceaux de robot au niveau de ses bars à bières. Nous avons malheureusement manqué le mythique O’Brien (autoproclamé The hoppiest place on earth), mais j’utiliserai encore l’excuse de l’étalement urbain. Se rendre chez O’Brien, c’est comme si |
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Dieu du Ciel avait seulement son pub de Ste-Thérèse. Par contre, le Toronado, plus accessible, propulse la candidature de San Diego d’un vigoureux tir des poignets. Ouf… Eux aussi, ils ont un site Web si vous voulez vous faire mal aux yeux. Une bonne centaine de bouteilles sélectionnées avec grand soin, seulement des grands crus et une cinquantaine de fûts parmi lesquels plus de la moitié auraient fait mon bonheur le jour de mon anniversaire. Évidemment, comme n’importe quelle ville américaine dans un État respectable, San Diego jouit d’un réseau de magasins offrant une sélection nettement supérieure à Montréal. Tant mieux puisque ce sera la principale opportunité de dégoter Alesmith et cie. Quoi qu’il en soit, je demeure persuadé qu’à moins d’habiter à côté d’un magasin stockant plus de 1000 bières, on se lasse bien vite d’une telle sélection, revenant souvent aux classiques. Pour moi, le statut bièropholique d’une ville découle plus de sa culture propre que de sa capacité à compenser ses propres lacunes par l’importation. Une fois partie, nommons donc l’Angleterre fief du Champagne. Montréal mène la série 1-0. -Page 2- |
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LOS ANGELES Bla Bla Bla. Cric Crac Croc. Ma petite vache a mal aux pattes. Saviez-vous que Michael Jackson était mort? Non, pas lui, l’autre! Celui qui a influencé toute une génération… Vous savez? Celui qui parle anglais. Non! Non! Non! L’autre Michael Jackson! Voilà, ça fait pas mal le tour de tout ce que j’avais de bien à dire sur Los Angeles. (En passant, la situation s’améliore rapidement à LA; plusieurs bars à bières voient le jour et aspirent à éclairer ce sombre tunnel dépourvu de stars). Montréal mène 2-0. SAN FRANCISCO Belle ville. Beaux ponts, belles collines, belles maisons. Ah, ça |
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pour être beau, c’est beau. MAIS C’EST FRETTE. Je porte jamais de manteau au mois de mai parce que c’est ma façon à moi de montrer que je ne suis pas si moumoune que ça. Je ne sais pas si ça renforcerait l’argument sans trop me discréditer si je vous disais que j’écris ce texte le torse à l’air? (C’est vrai en plus). Ben merde, j’ai porté un manteau au mois de juin à San Francisco. 5 soirs sur 5. Ah oui, la bière? Elle ne vous fait pas déraper la bière vous parfois? Moi si. Ok, la bière. San Francisco pourrait bien faire comme San Diego et gonfler ses rangs des Moylans, Marin, Schooners et cie., mais elle ne le fait pas. Ou plutôt, ses défendeurs ne le font pas. J’imagine qu’ils ont plus confiance. Ils doivent se dire que Magnolia, 21st Amendment, San Francisco Brewing, Thirsty Bear et Speakeasy suffisent. Ben… pas tellement. Prenez San Francisco -Page 3- |
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Brewing. Superbe place, vieilles boiseries, band de jazz live, public conquis d’avance. Ok, c’est cool, mais il y a 2 ‘red ales’, une bière de blé et une golden ale au tableau. C’est quand la dernière fois que vous êtes rentrés dans une nouvelle brasserie et que vous aviez le goût de boire un weizen davantage que toutes les autres. On est pas en Autriche quand même. Thirsty Bear? Oui, pour les yuppies branchés. 21st Amendment? Apprenez donc à faire une IPA avant d’ouvrir une brasserie en Californie. Speakeasy? Intéressant, mais pas un brewpub. Tant qu’à ça, allons à Brossard. Anchor? Oui, c’est une belle histoire, ça ajoute du caractère à la légende de San Francisco comme Mecque de la bière. Mais Anchor, c’est un peu comme un téléphone avec fil. On en voit encore tout plein, c’est très fiable, mais la vie a vécu et le progrès a progressé. Ok, mais Magnolia quand même? Oui, Magnolia… C’est sûr qu’avec 4 casks, des IPA costaudes et des stouts bien ronds, tu frappes un créneau porteur. Magnolia est peut-être ce rare pub doté d’une spécialité, un peu l’équivalent de notre Amère à Boire… en moins bon. (Note |
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de Catherine : Pour la bouffe, c’est vraiment décevant. Le menu était pourtant alléchant sur papier. Les plats ont peu de goût, les portions sont petites et les prix excessifs). Ben là, vous dites-vous? C’est quoi son problème au vieux grincheux, vous dites-vous? Il n’aime rien, vous dites-vous? Attention… San Francisco a aussi ses bars à bières… Prenez le Vices et Versa, enlevez l’aspect terroir, concassez en graines fines et semez aux quatres coins de la ville. 5, 10, 15 Vices et Versa. Certains un peu plus gros, certains encore plus populaires. Regardez, il y a un Toronado. Si vous n’avez pas lu la section précédente sur San Diego, je vous la recommande chaudement. En bonus, je vous ajoute une information supplémentaire. Le Toronado de San Diego ferme à minuit. À minuit et 1, Catherine se faisait presque lancer sur le trottoir avec sa Hair of the Dog Fred à moitié entamée. Le Toronado de San Francisco est l’original. Il ne ferme pas à minuit. À peu près de la même taille (mettons 60 places assises), autant de bières, souvent les mêmes qu’à San Diego. Ce serait facile d’y passer 3 soirées même si vous n’aviez que 4 nuits à SF. Pis comme d’habitude, il y a les magasins. Les maudits magasins. -Page 4- |
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Ici, c’est presque dur à dire si c’est à l’avantage de SF. Ils ont beaucoup de bons, voire d’excellents magasins. C’est beaucoup mieux qu’à San Diego pour la sélection. C’est beaucoup moins mieux qu’à San Diego pour les prix. Enfin, le choix ne manque vraiment pas. Vraiment, vraiment pas. (Note de Catherine : Ils ont eu une idée géniale : faire un beer store où les gens peuvent boire sur place. Tu achètes ta bouteille, la débouches et la bois en compagnie de gentils biérophous. En plus, ils ont quelques fûts sur place. Vraiment cool!). Bel effort du côté des bars, mais ce n’est pas encore Montréal. Bonne ville pour boire, mais pas une si bonne ville que ça pour dire que c’est le zénith du monde. Montréal mène 3-0. PORTLAND Montréal est sur une sacrée lancée. À ce rythme, on pourrait presque s’attendre à ce qu’ils fassent les séries. C’est toujours bon d’avoir des réserves de points dès le début. Ça permet de perdre quelques points par la suite et de s’en tirer pas si mal que |
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ça. Et contre Portland, mieux vaut avoir de sacrées réserves. Au premier abord, Portland ressemble à Montréal. Les multiples ponts, l’omniprésence des cyclistes, les nombreux chiens, une conscience environnementale en apparence, une faune décontractée, des parcs industriels dégueulasses, une tendance plus libérale que celle de son pays. Portland est cool. Mais vous voulez Portland en un mot? PLUS. Plus de brasseries, plus de bars à bières, plus de bons magasins. En passant, oubliez ça les pintes à 6 ou 7$. Entre 3,75$ et 4,50$ de l’Oncle Sam et on vous remplit votre 16 oz. sans aucune pitié pour la mousse. Il y en a plus, mais sont-elles meilleures? Montréal a quand même Dieu du Ciel, non? Portland n’a quand même pas un canon aussi puissant que Dieu du Ciel? Ben… c’est trop déchirant pour trancher, mais s’il y a une seule brasserie que je préfère à Dieu du Ciel en Amérique du Nord, c’est peut-être Hair of the Dog. Et avec tellement peu de bières que ça fait peur, mais il ne sort que chefs d’oeuvre de cette minuscule brasserie. Adam et Fred sont déjà légendaires. La Doggie Claws l’est probablement aussi. Il prend sa Adam et fait un eisbock avec. % estimé : 29%. Ce salopard de MarcDeStHya a eu la -Page 5- |
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chance d’y coller les lèvres. Sur place, j’ai pu découvrir la Matt qui était rien de moins qu’extraordinaire. Je ne veux pas vous faire peur, mais le brasseur m’a dit, mot pour mot après que j’eus comparé les malts à ceux de la Adam : ‘ Yeah, but I find it MUCH MORE complex. It’s constantly in evolution’. Much more? Comme si ça se pouvait. Merde, c’est pas compliqué, il m’a fait goûter une bière aux courges à 5%, sans houblon, un gruit aux putains de courges?? Elle était merveilleuse. Vous pouvez m’accuser d’avoir été vendu à l’avance, mais je peux au moins répliquer que je n’ai même pas aimé le bonhomme et que je trouve sa brasserie super ghetto. Mais tabouère qu’il sait brasser! Comparons les pommes aux pommes. C’est gros comment ça Portland? C’est la plus grosse ville de l’Oregon, non? Oui, j’ai fait mes devoirs. 550 000 habitants, 2,1M dans l’agglomération. Montréal fait un monstrueux 1,6M / 3,7M. C’est David contre Goliath. David a bien beau avoir un poil de chien dans son lance-pierres, ça ne saurait suffire sans plus d’arguments. |
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Passons aux bars à bières. Ils sont partout. Le Horse Brass avec ses 50 fûts et sa pinte de La Folie à 4,50, le Bailey’s aussi avec La Folie (on ne peut s’en lasser), le Concordia Ale house, le Green Dragon qui rappelle les meilleurs bars de Brooklyn. Même le Belmont Station, un magasin de bouteilles, a déménagé pour avoir un petit café avec une quinzaine de fûts spéciaux. Non, mais avez-vous déjà vu ça à Montréal un magasin de bières avec café adjacent où on peut se faire remplir un growler et où on peut choisir de boire les bouteilles qu’on vient d’acheter (ou vérifier si on aurait pas dû prendre un 6-pack avant de repartir sur la route). D’ailleurs, à Portland, des magasins, il y en a beaucoup. Normal, la bière fait partie de la culture! Revenons donc aux brasseries. J’ai comme l’impression que personne ne sait vraiment combien Portland compte de brewpubs. Avec une phrase pareille, je ne devrais même plus avoir besoin d’arguments, mais une phrase pareille doit être un peu défendue. C’est que plusieurs établissements portlandais comptent plusieurs succursales. Laurelwood a 3 adresses. Je ne sais pas avec certitude s’il y a une brasserie à chacune d’entre elles ou si on se base sur le principe de la brasserie-propriétaire comme en -Page 6- |
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Angleterre. Lucky Labrador a 3 adresses. Les deux font de très bonnes IPA, sèches et parfumées. Mcmenamins compte plus de 50 adresses en Oregon : des brewpubs, des bars, des hôtels, des restaurants, des combos. Je ne serais pas surpris qu’ils aient un brewpub où on peut faire toiletter son chien. New Old Lompoc a aussi plusieurs succursales. Mettons que ces deux derniers n’aident pas énormément la cause de Portland. Ensuite suivent les très honnêtes Alameda, Amnesia, Bridgeport. On en a fait des masses en 4 jours. Genre moyenne de 5 places par jour, mais on est encore loin d’avoir fait la majorité des places dignes de mention. Hopworks est aussi une brasserie très, très prometteuse sur la thématique du vélo. Pilsner impeccable, bières houblonnées aussi. C’est loin d’être tout. Cascade Brewing compte 130 barils de chêne sélectionnés un par un chez les vignobles que connaît le maître-brasseur (vigneron dans sa précédente vie, ça aide). Ils comptent passer à 300 d’ici l’an prochain. Il faut voir leur salle de brassage, les barils en occupent le tiers! À quoi servent-ils? |
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À mélanger des recettes de base déjà éclectiques (genre quadruple blonde) et engendrer des bières acidulées à la suite d’une fermentation lactique contrôlée. Du grand art, de l’art scientifique. (Note de Catherine : Leur bière Sang rouge est, selon moi, LA bière du voyage). Rogue n’est pas basé à Portland, mais leur distillerie l’est et sert plus ou moins de bar-phare de la brasserie. Une vingtaine de Rogue en fûts. Difficile de trouver une brasserie qui rayonne davantage et en a fait autant pour les microbrasseries américaines. Deschutes est aussi d’une rare envergure. Une très grosse micro, constamment dans les listes des plus importantes au pays, mais livrant des produits d’une qualité fulgurante. Leurs bières de base se détaillent à 7$ par caisse de 6 et on parle d’un calibre comparable à une St-Ambroise noire pour leurs porter et stout. Leur pils? Superbe. Leurs IPA? Superbes. Et ils ne se gênent pas de suivre les tendances extrêmes de barley wine et imperial stouts vieillis en fûts de bourbon, tous de grandes réussites. Une des brasseries les plus fiables aux États-Unis. À l’image de sa ville. Pour la bière, j’ai bien peur que ce soit encore à Portland que ça se passe
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AUTRES COUPS DE COEUR? Oui, un en particulier. Valley Brew qui est aussi peu plate que sa ville hôte, Stockton, peut l’être. Valley Brew était un brewpub jusqu’en 2008. Le pub existe toujours, mais il est devenu un client de Valley Brewing Company. Un café de dégustation est en cours de développement. Vaut-il la peine de s’y rendre? Définitivement, si le propriétaire y est. Valley grossit rapidement. Ils brassent déjà pour trois brasseries (dont Valley Brew et FiftyFifty) et brasseront pour 3 autres d’ici septembre. Leur Uberhoppy est sans doute l’une des plus grandes double IPA que j’ai dégustées. Elle sera embouteillée sous peu. Non vraiment, si Steve est là quand vous visitez, vous aurez droit au traitement royal. Steve n’est que trop heureux de pouvoir passer 2 heures de plus à boire sa propre bière et 2 heures de moins à travailler. Adepte des barils de chêne, Steve aime surtout expérimenter. Lambic à la rhubarbe? Ça sonne bon sur papier. Steve l’a essayé. Lambic aux pommes-grenades, Steve l’a évidemment essayé, avec les levures sauvages de l’air ambiant (et industriel) de Stockton, rien de moins. |
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Steve désire que nous commençions en douceur. Il débouche donc ses barils de bourbon remplis respectivement de doppelbock, barley wine et imperial stout. Il y trempe une éprouvette et nous remplit la panse. Après tout, c’est lundi et il est déjà presque 11h du matin. On passe aux choses sérieuses. ‘’Essayez donc ma petite bière au chocolat et fleurs sauvages indigènes qui vieillit dans ce baril de pinot noir depuis 3 ans. Ah oui, ça c’est ma Decadence Grand Cru, je pense que c’est ma bière préférée. Ah oui, pis sentez-ça, c’est ma réplique de la Rodenbach grand cru. Elle a 3 ans. Une minute, regardez, j’ai un baril ici qui est juste à 1 an. Vous allez voir, c’est dégueulasse, vous ne croirez même pas que c’est la même bière. Ah non, c’est pas vrai, je me suis trompé tantôt, c’est celle-là ma bière préférée, c’est ma Decadence 12 avec 7 levures incluant de la levure de champagne. Elle doit bien être rendue à 13 ou 14%. ‘’ Vous voyez un peu le genre de gars? On a tellement hoché la tête qu’on aurait eu un torticolis si on n’avait pas été saouls en sortant de là 2 heures plus tard, enfin décidés à aller déjeuner.
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