
Bibi: «Bonjour Éponge, je suis heureuse de t'annoncer que tu es le gagnant de notre SweetSteak pour le mois de juin»
Éponge: «C'est que... j'aime pas ben ben ça le steak moi. Pis de toute façon, y'en reste pu, Yowie l'a touttt mangé»
Éponge: «Vous auriez pas pu faire tirer un Willi Waller Two-Thousand-Six, un LCD Shovel Two-Thousand-Seven, ou un Body Toner Platinum Edition? Moi aussi j'aimerais ça avoir un beau bawdy pour avoir plus de succès avec les ptites pétounes»
Bibi: «Hé monami, ce que tu as gagné c'est mieux qu'un Willi Waller Two-Thousand-Six, un LCD Shovel Two-Thousand-Seven, ou un Body Toner Platinum Edition. C'est une bottle de Golden Dragon Secondary Fermentation 1.5L Edition. Mais le plus extraordinary là, c'est que pour seulement 4 paiements faciles de 29.99$, ce n'est pas une, pas deux, pas trois, mais bien 14 bottles de Golden Dragon Secondary Fermentation 1.5L Edition que tu vas recevoir. C'est pas beautiful ça? Isn't it amazing?»
Éponge: «Oh, merci Uncle Tom... euh j'voulais dire Matante Bibi»
Bibi: «Pis là Mario, peux-tu nous dire quelques mots sur ton travail?
Mario: «Je travaille comme Porter à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Je dois transporter des items d'un point A à un point B. Ces items sont principalement du courrier, des articles de la centrale de stérilisation, des sacs de pharmacie, des dossiers, des lits, et des spécimens. Parlant de spécimen, il m'arrive fréquemment de rencontrer ce virtuose de la vadrouille, ce Michael Baryshnikov du balai, ce cauchemar du C. Difficile, j'ai nommé Yowie Gauthier, dit le clutant. Il me semblait pourtant qu'il ne fallait pas avoir de casier judiciaire pour travailler à l'HME (???)»
Bibi: «Et Mario, as-tu un rêve que tu aimerais réaliser?»
Mario: «J'aime bien mon travail de Porter mais j'aimerais, quand je vais être plus grand, devenir un Impérial Porter. Mais j'ai pas encore décidé si je voulais être au café ou au chocolat!»
Bibi: «Tupeutu me dire comment est né ton Guide des brouepubs, ou si t'aime mieux une autre question?»
Mario: «Ben, j'aimerais mieux que tu me demande pourquoi je suis devenu bièro(t)rotteur.»
Bibi: «Bon ben, pourquoi es-tu devenu bièro(t)rotteur?»
Mario: «Excellente question, chère Bibi. Ma grande curiosité pour les brouepubs a été déclenchée par le livre 404 bières à déguster de Mario D'Eer et d'Alain Geoffroy. Dans cet ouvrage il y avait une section consacrée aux bistros-brasseries dans laquelle nous pouvions lire: «... les bières offrent une fraîcheur habituellement inégalée. Les maîtres-brasseurs s'en donnent à coeur joie en concoctant au fil des saisons des brassins originaux... Ils valent le détour». C'est à ce moment que j'ai décidé de me taper une tournée des brouepubs du Québec. Et comme j'ai beaucoup aimé ma tournée des brouepubs j'ai continué à en faire de façon régulière.»
Bibi: «Pis là tupeutu me dire comment est né ton Guide des brouepubs?»
Mario: «Encore une excellente question, ô Bibi. À l'époque, je racontais mes aventures brassicoles sur le babillard de Bièropholie. À un moment donné, un certain Hawaii 5-0 a mentionné que je devrais faire un livre ou un site web qui permettrait de consulter plus facilement toutes ces informations. J'ai choisi le site web car il me permettait de faire des mises à jour. Comme je n'avais pas de connaissance en HTML, j'ai monté un site très bézique avec le très populaire Page Builder de Geocities. Plus tard, voyant les limitations du Page Builder, j'ai décidé d'apprendre à coder en HTML, ce qui me permet maintenant de présenter mes pages telles que je les ai imaginées».
Bibi: «Parmi tes innombrables voyages, y en-a-t-il un dont tu te souviendras particulièrement, et pourquoi?»
Mario: «Mon voyage de 2001 aux États-Unis a été assez marquant. J'avais décidé de dévaliser les beerstores de la côte est, armé du Real Beer City Guides (www.realbeer.com/destinations/index.php). J'ai pris en note tous les beerstores de Boston, New York, Philadelphie, Baltimore et Washington qu'ils proposaient. Une fois dans ces villes je les ai tous visités avant d'identifier un champion pour chacune d'elles: le Downtown Wine & Spirits pour Boston, l'American Beer Distributors de Brooklyn, le Foodery Deli de Philadelphie, le Dell's Discount Liquor de Baltimore, le Chevy Chase Wine & Spirits de Washington, en plus du Premier Gourmet de Buffalo que je tenais à visiter. Une fois identifié mes champions, j'allais remplir mon sac à dos de dives bouteilles dans chacun de ces établissements. J'en profitais également pour faire des brouepubs et des bars. J'ai donc visité le Boston Beer Works, le Sunset Grill, le Big City, le Mugs Ale House, le Chelsea Brewing Company, le d.b.a., le Hallo Berlin, le Dock Street, le Monk's Café, l'Independance Brew Pub, le Brewer's Art, la Ramshead Tavern, et le Brickskeller. Mais ma visite la plus inattendue fut celle chez McNeill's. Il n'était pas sur mon itinéraire mais quand j'ai goûté à la McNeill's Oatmeal Stout en fût au Sunset Grill, elle m'a tellement impressionné que j'ai rapidement repéré Brattleboro sur la carte, et ce fut la première de mes nombreuses visites dans cette ville charmante.»
Bibi: «Es-tu encore surpris quelquefois par certains brasseurs (en bien ou en moins bien!)?»
Mario: «Je suis surtout surpris que les brasseries artisanales soient si peu connu du public. Pire encore, je n'en reviens tout simplement pas de voir des gens commander une Bud ou une Molson Ex au Gambrinus ou au Broadway.»
Bibi: «Quel est l'endroit où tu préfères aller pour boire une bière (ou plusieurs bières)?»
Mario: «Disons que j'aimerais habiter près de la Diable pour l'atmosphère des Laurentides, la Korrigane pour l'incroyable vue sur le fjord, le Pepperwood Bistro pour la proximité du lac Ontario, et finalement McNeill's et Bedondaine pour l'émotion qu'ils m'apportent. Je suis aussi très émotif à chacune de mes visites à Shawinigan, ma ville natale.»
Bibi: «Es-tu capable de raconter en quelques lignes comment tu as découvert la bière (laquelle, quand, où...)?»
Mario: «Ça s'est passé au Funambule sur la rue Saint-Denis en 1989. À l'époque je m'étais acheté Le Gourmet de Quartier de Victor Levant et je faisais la tournée de ces 100 restaurants dont il faisait la description. Dans sa description du Funambule, Victor avait écrit: ce qui fait surtout l'attrait du café, c'est la sélection hors pair de plus de soixante-dix bières brunes ou blondes de vingt-cinq pays différents. Je me suis donc pris une Mort Subite à la framboise, ce qui a aiguisé ma curiosité. J'ai fait alors plusieurs visites à ma SAQ dans le but d'assouvir cette curiosité. C'est ainsi que j'ai eu le coup de foudre pour la Maredsous. Un peu plus tard, je me suis procuré le Guide de la Bonne Bière de Mario D'Eer dans lequel il parlait, entre autre, de la grande qualité des bières de microbrasseries québécoises. Étant donné qu'il n'existait pas à l'époque de documentation sur les épiceries spécialisées en bières de micros, j'ai alors fait une tournée d'une bonne centaine d'épiceries de la grande région de Montréal à la recherche de ces bières qui étaient très peu visibles à l'époque. C'est d'ailleurs ainsi que j'ai découvert le Métro Joannette, un pionnier dans le domaine.»
Bibi: «Mario, tu as aussi été rédacteur en chef des Carnets de ma bière. Tu peux nous en glisser quelques mots?»
Mario: «La disparition des Carnets a été pour moi comme une grosse peine d'amour. Une chance que j'avais mon Guide des brouepubs sur lequel me rabattre, sinon j'aurais été inconsolable. J'aimais profondément cette publication. Mais je voudrais sincèrement remercier tout le monde qui y ont participé de près ou de loin. Que ce soit Nicholas Lescarbeau, qui m'a confié la direction des quatre derniers numéros, Dominique Gosselin, responsable des trois premiers, Christian Morin, représentant des ventes, Hughes Gauthier, avocat du 'yable, le comité de rédaction composé par Brigitte Lépine, Catherine Schlager, Alain Geoffroy, Martin Leroux, et Martin Thibault, dont le rôle ne se limitait pas à une simple révision et correction des textes mais aussi à exercer un contrôle de qualité que les lecteurs ont pu apprécier, aux graphistes Agnès Senécal et Denis Michaud dont le travail a toujours été renversant, aux photographes Michel Cusson et Clément Montel dont les photos valaient mille mots, et aux auteurs qui sont l'épine dorsale d'un journal. Si les gens savaient la jouissance et la fébrilité que ces auteurs m'ont apporté en recevant leurs textes ils auraient tous envie d'être rédacteur en chef. Sans cette excellente équipe, jamais nous n'aurions osé nous affubler du vocable «le journal des trippeux» et sans l'essentiel soutien de nos annonceurs jamais nous n'aurions pu partager cette passion avec nos lecteurs.»
Bibi: «Merci Éponge, et nous allons continuer à lire tes aventures»
Mario: «Et merci à toi pour la
belle bottle de
Golden Dragon
Secondary Fermentation 1.5L Edition.» 